Trois jours après ma prothèse de hanche, je n'avais pas le droit de me baisser et je devais quand même mettre mes bas tous les jours pour ne pas faire de phlébite. Avec Soveria, je l'ai fait assis sur le bord du lit, le pied au sol. Trente secondes.
J'ai porté des bas de contention pendant 14 ans.
Pendant 3 ans, je n'ai pas pu les mettre seule.
Marguerite L., 78 ans, Annecy. L'histoire d'un tiroir plein de bas neufs jamais portés — et des trois centimètres de métal qui l'ont refermé.
Si vous avez, vous aussi, un tiroir comme le mien — lisez la suite jusqu'au bout. Elle ne parle pas de volonté.
Conception médicale 15-20 mmHg · Classe II · CE marqué · Livré en 3-5 jours (FR + BE)

« Les études d'observance montrent qu'une fois sur trois, les bas ne sont pas portés, parce que les personnes ne les supportent pas. »
Dr Philippe Blanchemaison · phlébologue · interview Doctissimo · J'ai été ce 1 sur 3 pendant trois ans. Voici comment j'ai cessé de l'être.
Je m'appelle Marguerite. J'ai 78 ans, j'habite à Annecy, et j'ai porté des bas de contention pendant quatorze ans.
Pendant les onze premières années, je les mettais seule, le matin, sans même y penser. Pendant les trois dernières, je ne pouvais plus. Pas « difficilement ». Plus du tout.
Si vous lisez ces lignes, c'est probablement parce que vous avez, vous aussi, un tiroir. Celui où finissent les bas qu'on n'arrive plus à enfiler. Je vais vous raconter le mien — et surtout, ce qui l'a refermé.
Première partie · les années faciles
Pendant onze ans, ce n'était pas un problème.
Mon phlébologue m'a prescrit la contention pour la première fois en 2012. J'avais 64 ans. Une insuffisance veineuse, des chevilles qui gonflaient le soir — rien d'extraordinaire pour une femme de mon âge.
Je trouvais ça presque banal. J'enfilais mes bas le matin en cinq minutes, je vaquais à mes journées, et je ne pensais plus à mes jambes jusqu'au soir. Pendant onze ans, ça s'est passé exactement comme ça.
Puis l'arthrose est arrivée. D'abord aux mains. Une articulation, puis deux. Puis le pouce, qui est devenu douloureux à plier. Puis l'index.
Le tissu de mes bas, lui, n'avait pas changé. Toujours aussi serré, toujours aussi rigide. C'est moi qui avais changé. Et personne ne m'avait prévenue que le jour où mes mains faibliraient, mes bas deviendraient un mur.
Deuxième partie · le matin
Le matin où mon mari m'a trouvée.

Mon mari ne s'est rendu compte de rien pendant longtemps. Jusqu'à un matin où il m'a trouvée assise au bord du lit, un bas dans une main et l'autre fermée en poing — pour essayer de cacher la crispation.
« Tu veux de l'aide ? »
J'ai dit non.
Je n'avais pas envie d'avoir besoin de son aide pour mettre un bas de contention. Pas à 75 ans. Pas pour ça. Alors j'ai inventé des stratagèmes.
D'abord, j'ai acheté un Rolly chez Sigvaris — cet enfile-bas en plastique qu'on voit dans toutes les pharmacies. Six semaines pour comprendre comment il fonctionnait. Trois mois pour réussir à m'en servir sans le faire tomber. Et même comme ça, il me fallait sept minutes par jambe les bons jours, douze les mauvais.
Ensuite, les gants en silicone. Trop chers, trop salissants — et l'arthrose ne s'en porte pas mieux. Ensuite le talc, pour faire glisser le tissu : trois boîtes en six mois. Puis les vidéos YouTube, des heures à regarder des kinésithérapeutes expliquer « la bonne technique », comme si c'était une question de technique.
Et puis, comme tout le monde, j'ai commencé à oublier. Une matinée par-ci. Puis deux jours d'affilée. Puis le week-end entier.
Et puis le tiroir.
Je ne refusais pas de mettre mes bas. J'avais physiquement cessé d'en être capable. Ce n'est pas la même chose — et personne ne faisait la différence.
Troisième partie · le tiroir
Trois paires neuves. Jamais portées.
Un jour, j'ai ouvert ma commode — c'était il y a deux ans, peut-être trois. Il y avait trois paires neuves. Trois paires sous blister. Achetées en pharmacie sur ordonnance, payées en partie par la mutuelle, et jamais portées.
J'ai eu honte. Puis j'ai eu peur.
Parce que mon œdème, lui, n'avait pas attendu que j'arrête de mettre mes bas pour empirer. Mes chevilles gonflaient en fin de journée. Mes mollets devenaient lourds vers 16 heures. Et lors de mon dernier rendez-vous, le phlébologue m'avait montré, sur l'échographie, une stagnation dans la veine saphène — plus marquée qu'à l'examen précédent.
« Madame, vous devez les mettre. »
Bien sûr que je dois. Je ne pouvais pas.
On m'a dit, en consultation : « Il faut persévérer, Madame. » Comme si le problème, c'était ma volonté. Comme si ces trois paires dans le tiroir étaient la preuve d'un défaut de discipline.
Ce n'était pas un défaut de discipline. Je l'ai compris le jour où j'ai lu cette phrase d'un phlébologue, le Dr Blanchemaison : une fois sur trois, les bas ne sont pas portés, parce que les personnes ne les supportent pas. Un médecin. Qui attribue l'abandon au produit, pas à la patiente.
Un patient sur trois. J'étais ce patient sur trois. Et la cause n'était pas en moi. Elle était dans un bas qui n'avait pas changé depuis cinquante ans.
On m'a dit « persévérez ». On ne m'a jamais dit que le bas, lui, pouvait être différent.
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Quatrième partie · un mardi de février
Ma voisine est descendue de chez elle sans sa raideur.
Ce qui m'a aidée, ce n'est ni mon médecin ni la pharmacie. C'est ma voisine Catherine. Elle a deux ans de moins que moi, une arthrose moins avancée, mais une prothèse de hanche depuis 2019. On se retrouve une fois par semaine pour aller au marché.
Un mardi matin de février, je l'attendais en bas de chez elle. Elle est descendue de ses escaliers comme si elle avait quinze ans de moins. Manteau, écharpe — et, ce qui m'a frappée, elle marchait sans cette légère raideur que je lui connaissais.
« Tu as changé quelque chose ? »
« Mes bas. Ma fille m'a fait commander un nouveau modèle. Avec un zip. Tu glisses la jambe, tu remontes la fermeture, c'est fini. »
J'ai noté le nom sur le dos de mon ticket de pain : Soveria.
J'ai commandé le soir même. Je n'y croyais pas vraiment — j'avais déjà acheté tant de choses censées m'aider. Mais Catherine n'est pas une femme qui s'emballe. Et je l'avais vue descendre ces escaliers.
Cinquième partie · trois centimètres de métal
Je me suis assise au bord du lit. J'ai ouvert le zip.

Le paquet est arrivé trois jours plus tard. J'ai sorti la paire. J'ai regardé la fermeture éclair en laiton qui longeait le bas, du genou jusqu'à la cheville.
Je me suis assise au bord du lit. J'ai ouvert le zip. J'ai glissé le pied à l'intérieur. Trois secondes. J'ai remonté la fermeture avec la pulpe du pouce — pas en pinçant comme avec le Rolly, pas en tirant sur du lycra — juste en remontant. Dix secondes.
J'étais habillée. Et j'ai pleuré. Pas longtemps. Mais j'ai pleuré. Parce que pendant trois ans, j'avais demandé de l'aide pour quelque chose qui prenait, en réalité, trente secondes.
Laissez-moi vous expliquer ce que Soveria a changé — et ce que Soveria n'a pas changé. Parce que c'est important, et personne ne me l'avait dit clairement.
Soveria n'a pas changé la compression. C'est un vrai bas de contention médicale : 15-20 mmHg, classe II, dégressive, CE marqué — exactement le niveau que mon phlébologue avait écrit sur mon ordonnance. Ce n'est pas une chaussette de confort. Ce n'est pas du « bien-être ». C'est le traitement.
Ce que Soveria a changé, c'est une seule chose : l'enfilage. Une fermeture éclair latérale, doublée d'un liner intérieur qui empêche le zip de pincer la peau, avec une languette assez large pour des doigts arthritiques. Le bas s'ouvre comme une veste. Vous glissez le pied — vous ne forcez pas un talon dans un tube qui résiste. Vous remontez le zip. La compression s'enclenche.
Pas de pliage de la jambe sur la cuisse. Pas de dos courbé. Pas de talc, pas de gants, pas d'enfile-bas, pas de tutoriel. Aucune souplesse que je n'ai plus. Le matin, et le soir le même geste à l'envers — un zip vers le bas.
Pendant trois ans, il m'avait manqué un zip. Trois centimètres de métal. Et personne ne me l'avait dit.
Je ne suis pas la seule. Voici d'autres voix.
J'ai 6 paires de bas dans mon tiroir, achetées en pharmacie à 80 ou 90 € pièce, jamais portées plus de trois fois. J'avais abandonné. Quand mon kiné m'a parlé de Soveria, j'ai dit que ce serait pareil. Je me trompais. Le tiroir reste fermé.
J'ai de l'arthrose dans les mains depuis huit ans. Pour mes anciens bas, je devais demander à mon mari, qui n'est pas toujours là le matin. Avec ceux-là, je manipule juste la languette du zip — c'est large, c'est facile. Trente secondes. Plus jamais à demander.
J'avais le Sigvaris Rolly. Il me demandait de plier mon genou autant que le bas tout seul. Aussi difficile avec que sans. Soveria, c'est un autre produit. Le bas s'ouvre, je glisse le pied, je referme. C'est le premier qui marche.

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Ce que vous vous demandez peut-être
Je me suis posé les mêmes questions avant de commander.
Voici, honnêtement, ce que j'ai vérifié — parce que j'avais déjà été déçue tant de fois.
« Est-ce vraiment la même compression qu'un bas de pharmacie à 90 € ? »
Oui. 15-20 mmHg, classe II, c'est une fourchette de pression normalisée — un bas qui l'annonce doit la délivrer. Soveria coûte moins parce qu'il est vendu en direct, sans la marge de la pharmacie. Pas parce qu'il coupe sur la compression.
« Et si, chez moi, ça ne me convient pas ? »
Vous avez 60 jours pour l'essayer chez vous. Si ça ne va pas — la taille, le confort, quoi que ce soit — vous êtes remboursé(e) intégralement, sans avoir à vous justifier. C'est ce qui m'a décidée : je ne risquais rien.
« Comment savoir quelle taille prendre ? »
Un guide des tailles simple est sur la page produit : une mesure de cheville, une de mollet. En cas de doute, l'équipe répond par email. La commande arrive en 3 à 5 jours ouvrés, en France comme en Belgique.
« Le zip ne va-t-il pas blesser ou pincer la peau ? »
La fermeture est doublée d'un liner intérieur — une bande de tissu entre le zip et la jambe. Le métal ne touche jamais la peau. C'est précisément le détail que je redoutais, et c'est celui qui est le mieux résolu.
« Est-ce vraiment un dispositif médical ? »
Oui — classe II, 15-20 mmHg, CE marqué. C'est le marquage médical européen. Soveria n'a pas inventé une nouvelle compression : il a gardé la compression prescrite et changé la manière de l'enfiler.
Aujourd'hui
Le tiroir est resté fermé.

Je porte mes bas tous les jours depuis sept mois. Mes chevilles dégonflent à nouveau le soir. À mon dernier rendez-vous, le phlébologue a regardé l'échographie et n'a rien dit de plus que : « Continuez comme ça. »
Ma fille ne passe plus le mardi matin pour m'aider. Elle passe encore — mais pour le café, pas pour mes chaussettes.
Je vous écris parce que je sais qu'il y a beaucoup de femmes, et beaucoup d'hommes, qui me ressemblent. Qui ont ce tiroir. Qui ont honte de ce tiroir. Et qui pensent que c'est leur faute.
Ce n'est pas votre faute. Si Catherine ne m'avait pas parlé ce mardi de février, je serais probablement encore en train d'éviter d'ouvrir ma commode — et mes jambes en seraient là où elles en étaient cet hiver.
Alors je fais ce que Catherine a fait pour moi. Je vous le dis. Le reste vous appartient.
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P.S.
« Pendant trois ans, chaque semaine, je demandais à ma fille de venir m'aider. Aujourd'hui, je le fais seule en 30 secondes. Il manquait juste un zip. Trois centimètres de métal. Et personne ne me l'avait dit. »
— Marguerite L., 78 ans, Annecy
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